Coaching en famille recomposée sur mesure

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Vous voulez concrètement savoir à quoi vous attendre lors d'un coaching en famille recomposée
Découvrez le coaching de Sylvie et Cédric réalisé en 7 séances:

- Comment sont-ils venus au coaching?
- Ce qui a été mis en place pour eux
- Leurs témoignages
- Le résultat et plan d'actions

Chaque coaching est adapté à votre situation. Chaque famille est différente. C'est l’écoute active et le ciblage de vos attentes qui me permettent de vous faire un programme adapté à votre famille recomposée.

alt: " je veux trouver une solution pour ma famille recomposée."

Le contexte de leur coaching en famille recomposée

alt:"séances de coaching en famille recomposée, comment gérér ses problèmes dans sa famille."

Trouver et définir ensemble l'objectif commun de la famille.

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Témoignages de familles en coaching de famille recomposée.

alt:" le résultat du coaching en famille recomposée."

Mise en place des séances de coaching et les résultats obtenus.

Coach en famille recomposée, c'est quoi ?

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En tant que coach pour famille recomposée, je tiens à vous déculpabiliser des questions que vous pouvez vous poser :

  • Famille recomposée, je ne me sens pas chez moi!
  • Famille recomposée quand s'installer ensemble?
  • Comment arriver à une famille recomposée heureuse?
  • Je ne trouve pas ma place dans ma famille recomposée!
  • Quel est mon rôle de beau-père dans la famille recomposée?
  • Quel est mon rôle de belle-mère dans la famille recomposée?
  • Comment gérer le conflit dans ma famille recomposée?
  • Ai-je besoin d'une thérapie familiale?


Mon rôle en tant que coach familial sera d'être dans une écoute active et de vous accompagner étape par étape à faire le trie dans votre questionnement qui est justifié. Nous aborderons vos attentes, vos freins et vos doutes. Je vous invite à lire les articles à votre disposition sur les différentes thématiques de la famille recomposée. Nous pouvons discuter ensemble de votre parcours et de vos envies pour arriver à une famille recomposée heureuse.

Prendre rdv rapidement pour un coaching en famille recomposée par l'interface Résalib, l'annuaire des praticiens en médecines douces.

alt:"séparation, famille monoparentale."

Famille recomposée: je ne me sens pas chez moi

La thématique de la famille recomposée est très ciblée . Elle est au cœur de notre société.
Le coaching pour des familles recomposées va vous aider à retrouver un équilibre de vie où chacun pourra trouver sa juste place. Gagnez en sérénité et gagnez votre légitimité pas à pas !

Après une rupture, tout le monde se retrouve désorienté. La personne qui a pris la décision, celle qui subit la rupture et aussi les enfants. Les repères sont complètements différents pour les parents comme pour les enfants. L’unité que vous aviez construit vole en éclat. Vous pouvez être face à de nombreuses questions.

Avant tout, vous devez recréer un équilibre avec cette nouvelle unité, que ce soit avec un ou plusieurs enfants. Vous avez tous besoin de sécurité et il faut redessiner un  nouveau cadre.
En tant que coach de famille recomposée, je vous accompagne à chaque étape de votre parcours:

  • Avant la séparation
  • Au moment de la séparation
  • Pendant votre reconstruction avec vos enfants
  • Pendant votre reconstruction sentimentale
  • Avant de réunir les deux familles
  • Après cette réunification


Le coaching familial vous accompagne dans la gestion de vos réactions face à vos émotions, à prendre le recul suffisant pour que vous preniez les bonnes décisions. 

Nous travaillerons sur vos priorités à chaque étape qui correspondent à vos valeurs et vos besoins du moment. 

Mes beaux-enfants me rejettent: que faire?

 « Le rejet de l’autre peut se comprendre. Il faut en comprendre les raisons et voir comment cela se manifeste chez l’enfant. Les réactions peuvent être différentes suivants les âges et le contexte. Que faire quand mes beaux-enfants me rejettent ?
Les enfants subissent un traumatisme lors d’une séparation. La séparation peut s’apparenter à un deuil. Ils doivent faire le deuil de la famille papa/maman. Les phases d’acceptation n’arrivent pas au même moment pour tout le monde. Si les parents ont réussi à se reconstruire avec quelqu’un d’autre, ce n’est pas forcément le cas pour les
enfants.
En psychologie, on parle de 5 étapes d’acceptation pour une séparation ou un deuil.
1- La phase de déni
2- La colère
3- Le marchandage
4- La dépression
5- L’acceptation

Le rejet de la nouvelle personne se situe à la phase 1 ou 2 du processus d’acceptation. Les enfants nient la séparation de leurs parents. Ils sont encore dans l’espoir qu’ils reviennent ensemble. Cette période peut prendre beaucoup de temps. C’est pourquoi ils peuvent montrer leur mécontentement et leur souffrance par la colère et le rejet. Des tensions familiales apparaissent rapidement car les adultes se sentent démunis.

En tant que beaux-parents vous voulez une bonne relation avec vos beaux enfants. Vous voulez que la vie familiale se passe au mieux sans conflits. Alors que faire en cas de rejet de vos beaux enfants ? 
 

Communiquer (et bien communiquer!)

Il est préférable que ce soit le parent qui communique directement avec ses enfants. Il essayera de comprendre ce rejet.
Ce qu’il faut éviter :

les questions directes et fermées. Exemple : « tu ne l’aimes pas ? » Toutes les questions dont les réponses peuvent être OUI ou NON, n’ouvrent pas au dialogue.
les réflexions qui impliquent vos propres ressentis. Exemple : « Pourtant, elle est gentille avec toi ? » ou « Tu sais, il t’aime bien ? ». Votre enfant ne s’exprimera pas librement. Il sera orienté par votre jugement et aura le sentiment que vous ne le comprendrez pas s’il vous dit le contraire.
refuser de le comprendre et lui dire qu’il a tort. Exemple : « Je ne comprends pas, on fait tout pour toi, tu pourrais être plus gentil ». Vous ne pouvez pas le blâmer pour ce qu’il ressent. Il va se retrouver bloquer par vos reproches et refusera de parler pensant que de toute façon il aura tort à vos yeux.

Ce qu’il faut favoriser :
un moment propice à la communication. C’est une conversation qui nécessite du temps devant vous. L’enfant doit le sentir. Rien de plus frustrant que d’entamer une conversation entre le lancement d’une machine à laver et la fin de cuisson du gratin de lasagne !
des questions ouvertes qui vont lui permettre de s’exprimer : « Comment te sens-tu en ce moment ? » « Pour quelles raisons as-tu réagi comme ça à table ? » « Y a-t-il des choses qui te tracassent en ce moment dont tu veux me parler ? »
lui montrer que vous le comprenez. Je parle ici de comprendre et respecter ses sentiments (frustration, colère, agacement).

Fixer ses limites (et en parler !)

Il y a une différence entre respecter les ressentis d’un bel-enfant et accepter son manque de respect. Ce sont deux choses différentes. Si vous devez accepter le premier, il faudra lui faire comprendre aussi s’il a dépassé les limites du respect. Cette limite à ne pas franchir est très aléatoire selon les individus. Nous avons tous une éducation, une façon de voir les choses et souvent nous ne mettons pas les limites au même endroit que notre partenaire ou nos beaux enfants. C’est là encore une question de communication. L’erreur est de penser que l’autre connait vos limites et s’arrêtera de lui-même.
C’est à vous de poser vos limites en le disant formellement. Prenons l’exemple où les enfants critiquent systématiquement la cuisine de leur belle maman. Ils partent du principe qu’ils ont le droit de ne pas aimer et de le dire. A répétition cette belle-maman qui essaye toujours de bien faire, prend ses remarques pour elle et pense que les enfants veulent la blesser. C’est son interprétation. Elle peut avoir raison comme elle peut avoir tort. Elle pourra expliquer aux enfants qu’elle essaye de faire de son mieux. Elle peut tourner la situation d’un ton humoristique et dire qu’elle pensait être une bonne cuisinière. Elle peut leur demander comment ils auraient fait les choses car elle est preneuse de bons conseils surtout par des experts culinaires  Et surtout elle peut dire à ce moment-là ce qu’elle ressent vraiment. Il n’y a pas de honte à dire à ses beaux-enfants que leurs remarques sont vexantes et blessantes. Là, ils comprendront les limites. C’est également à l’autre parent d’intervenir si la situation se reproduit par la suite. Le partenaire comprendra aussi que ses enfants ont franchi vos limites.

Se remettre en cause en tant que beau-parent

Il y a des enfants avec lesquels les relations sont difficiles, avec lesquels il y a beaucoup d’incompréhension. Mais au fond, avec beaucoup d’amour, de respect et de temps cela passera. Il y a 5 phases dans le processus d’acceptation. Si l’enfant est à la première ou à la deuxième cela veut dire qu’il est sur la bonne voie. La phase 5 de l’acceptation arrivera tôt ou tard.

Avec certains enfants, les relations seront plus compliquées. Posez-vous vraiment la question : Pourquoi mes beaux-enfants me rejettent ? Il est difficile d’accepter votre part de responsabilité. En séance de coaching, les personnes
viennent parfois à comprendre les raisons du mal-être, comme par exemple :

  • Vous pouvez être la raison de la séparation des parents de l’enfant et votre union ne sera donc pas légitime à ses yeux.
  • Trop heureux/se d’avoir retrouvé l’amour, vous avez précipité les présentations alors que les enfants n’étaient pas prêts.
  • Le parent n’a pas vraiment pris le temps de se remettre de la séparation. Il n’a pas pris le temps de récréer une unité familiale avec ses enfants. (A consulter : Pyramide de la reconstruction après une séparation)
  • Vous voulez trop bien faire. Inconsciemment vous forcez la relation avec vos beaux-enfants pour qu’ils vous apprécient.
  • Vous cherchez à remplacer ou prendre la place du père ou la mère de l’enfant car vous pensez mieux faire (ou en cas de deuil l’enfant n’a plus le deuxième parent)

Se remettre en cause en cas de rejet des beaux-enfants est efficace. Cela vous permettra de rectifier le tir avec les enfants. De vous repositionner correctement dans cette relation. Il faut rester soi-même, sans trop en faire. Il faut comprendre l’enfant et le placer au cœur de cette nouvelle relation.

Acceptez le rejet n’est pas un signe de faiblesse ou d’abandon, c’est plutôt un signe de sagesse et de grande capacité d’adaptation. Il y a des situations plus compliquées notamment avec les adolescents (Vive les hormones au passage !). Il faudra de temps en temps reculer de 10 pas pour en refaire 2 de mieux. On le fait même avec nos propres enfants. Dites-vous que les semaines se suivent mais ne se ressemblent pas. Vous aurez tantôt des sourires, tantôt des grimaces. Acceptez le rejet c’est aussi leur montrer que vous respectez leur souhait. Il faudra vous armer de patience. Vous avez le recul et la maturité pour le faire et en plus vous pouvez compter sur votre moitié.

Passer à un plan d’action à deux

Tout.e seul.e vous allez plus vite, mais à deux, vous irez plus loin ! Votre conjoint connait ses enfants. Il aura pris du temps avec eux pour comprendre. Vous aurez fait votre travail d’introspection et de remise en cause. Nul doute que vous aurez toutes les clefs pour favoriser l’acceptation de vos beaux enfants.
La relation la plus fragile dans une nouvelle sphère familiale est finalement le couple. La relation entre les parents et les enfants est solide et plus ancienne que ce nouvel amour.
Cultivez alors cet amour. Avec de la communication et du soutien, mettez-vous d’accord sur plusieurs points :
Évoquez ensemble la parentalité. La position que vous aimeriez avoir avec vos beaux-enfants. Ce que votre conjoint souhaite également.
Favoriser des instants beaux-parents/enfants seuls. Le beau-parent ne peut trouver sa place que si le parent lui en laisse un peu. L’enfant abordera certainement un autre comportement que si le parent est tout le temps présent. Il faut donc aménager des temps ensemble.
– Si ce sont les instants ensemble qui sont finalement le problème ? Aménagez des moments où le parent retrouvera du temps avec ses enfants et le beau parent devra prendre du temps seul.
– Montrez aux enfants qu’ils font partie de vos projets. Donnez-leur la possibilité de donner leurs avis : Est-ce que ça te dit que je t’emmène au sport le lundi ? Que diriez-vous d’un pique-nique samedi midi ? Nous avons envie de changer de canapé et nous hésitons entre 2 modèles, lequel préférez-vous ?

Permettre à l’enfant de s’exprimer ne veut pas dire que c’est lui qui aura la décision finale et décidera de tout. Cela lui montrera que son avis compte et que vous ne décidez pas de tout uniquement en couple.

Vous l’aurez compris : se faire accepter de l’enfant n’est pas chose facile. C’est un vrai travail d’équilibriste. Comme je le dis souvent dans mes différents coachings, le temps est votre meilleur allié. Il ne faut pas précipiter l’acceptation de l’enfant. Si votre tribu compte plusieurs enfants, vous verrez que les relations seront différentes d’un enfant à l’autre. Suivant leur caractère, leur âge et leurs envies vous développerez des choses différentes
avec chacun. Il faudra être patient et tisser une toile qui vous relie tous petit à petit. Ce sera votre toile du bonheur. »

Famille recomposée: quand s'installer ensemble?

Nous avons tous des exemples autour de nous de familles recomposées et leurs parcours sont tellement différents. Les adultes et enfants qui composent cette réunification arrivent avec des bagages différents. Cela peut être des blessures, un deuil, une éducation différente, des émotions encore trop présentes. 

Nous avons tendance à penser que tout le monde voit les choses de la même manière, que les familles fonctionnent toutes un peu pareil sauf que les attentes sur cette nouvelle vie sont différentes d’une personne à une autre. Un des parents peut s’attendre à prendre part à l’éducation des enfants de son conjoint alors que le partenaire ne le voit pas comme cela. Il ne souhaitera pas partager les responsabilités parentales. Le couple pense peut être bien faire en exerçant communément l’autorité parentale mais l’enfant souhaite seulement passer du temps avec ses beaux-parents sur les activités sportives. A ceci s’ajoutent les mythes et croyances que nous pouvons avoir sur les familles recomposées comme : les beaux-parents aiment difficilement les enfants qui ne sont pas les leurs, les adolescents s’adaptent plus facilement que les jeunes enfants… Ces préjugés faussent le discernement et peuvent conduire à des situations tendues au sein du foyer. Il y a tellement de facteurs à gérer que cela demande une bonne capacité d’adaptation de la part des adultes et des enfants qui vivent en famille recomposée.

Pour amorcer le changement et arriver à une famille recomposée heureuse, il faut y aller par étape : 

·         La communication est primordiale au sein du foyer : entre le couple et aussi entre parents/enfants. Avant de franchir le pas de la cohabitation, parlez régulièrement des besoins et envies de chacun pour ne brusquer personne.

·         S’entraider au sein du couple : bien se connaitre et construire de solide fondement. Il y a eu les fondements d’avant et il faut en reconstruire de nouveaux. Vos expériences passées peuvent vous aider à ne pas reproduire les mêmes choses ou au contraire inspirez-vous de ce qui a fonctionné.

·         Évoquer la parentalité et mettez-vous d’accord sur les rôles de chacun.

Ce sont déjà quelques pistes que vous pouvez mettre en œuvre. Je peux vous accompagner à plus de sérénité et travailler sur les étapes adaptées à votre situation. N’hésitez pas à me contacter, nous ferons un point ensemble. 

(Piste de réflexion JE développement, le 27.01)

alt:"famille recomposée quand habitez ensemble, famille recomposée cohabitation."
alt:"Famille recomposée sans vivre ensemble, est-ce possible?"

Interview Novembre 2023 pour les Nichées : 

Famille recomposée sans vivre ensemble!


Emménager ensemble ou pas ? Attendre un peu, beaucoup, jusqu’à ce que les enfants soient grands ? Et si on s’est trompé, si vivre tous ensemble avec les enfants n’était pas une si bonne idée… Peut-on sauver son couple en repartant habiter chacun chez soi ? Tous les couples concernés par la famille recomposée se sont posés au moins une fois ces questions. 

En famille recomposée, il y a souvent quelques hésitations avant de franchir le pas de l’emménagement tous ensemble. Certainement plus que les premières fois, ou dans des configurations plus traditionnelles… Est-ce justifié, selon vous ? 

Estelle : S’il y a hésitation, c’est qu’il y a questionnement. C’est déjà une bonne chose ! Il vaut mieux ça que sauter le pas sans y réfléchir.
Et oui, c’est normal. Dans les configurations plus traditionnelles comme l’aménagement d’un couple, il n’y a que deux individus. Les questions qu’on peut se poser sont assez vite évoquées et l’un peut rassurer l’autre. Dans le cadre d’une famille recomposée, il y a des « facteurs » que vous ne maîtrisez pas : ce sont les enfants. Il y a donc énormément de questions qui restent en suspens, d’où vos hésitations. « Est-ce que mes enfants vont l’aimer ? Est-ce que ses enfants vont m’aimer ? Est-ce que les enfants vont bien s’entendre entre eux ? »
Ces questions sans réponses ne sont pas très rassurantes. En plus de cela, au moins un des deux partenaires a déjà vécu une première séparation. Personne n’en sort indemne. Alors vous doutez : « Vais-je réussir cette fois cette vie de famille ? Et si je me trompais ? »

Le conseil de la coach : Je propose dans ces cas-là de lister toutes les questions que vous vous posez. Vous pouvez faire cet exercice à deux. Cela permettra d’amorcer certaines discutions et d’échanger vos points de vue. Vous pourrez confier en toute transparence vos craintes à votre moitié et rassurez également votre partenaire avec les siennes.Vous pouvez faire les colonnes des plus et des moins de la situation. Même si vous n’avez pas toutes les réponses aux questions, le fait déjà de se les poser vous donnera une longueur d’avance. Vous vous serez préparé psychologiquement.


Certains décident de ne pas vivre ensemble du tout. De rester durablement chacun chez soi (avec ses enfants pour ceux qui en ont)… D’après vous, peut-on « recomposer » une famille sans un quotidien sous le même toit ?

Estelle : J’appelle volontairement ce type de familles des « familles semi-recomposées ». En réalité, tout dépend de ce que vous voulez construire. Vous pouvez très bien décider de vous focaliser sur votre couple et d’éviter la cohabitation avec les enfants. Vous vous préserverez ainsi de certaines situations désagréables et d’éventuelles tensions. Si cette décision est prise en commun, il n’y aura aucun problème pour le couple et la famille. Vous pourrez même en faire une force. Mais si vous restez chacun chez soi, vous ne partagerez pas le quotidien avec les enfants de votre partenaire ou votre partenaire avec les vôtres. Les liens entre eux et vous mettront plus de temps à s’établir. Car c’est en partageant le quotidien, les joies, les peines que les liens naissent et se renforcent. Il faudra donc veiller à s’aménager suffisamment de temps tous ensemble pour des moments « en famille ». Sinon, les enfants pourraient avoir l’impression que vous êtes simplement de passage dans leur vie. Autre élément à prendre en compte si vous optez pour le « chacun-chez-soi » : vous ne connaîtrez pas l’autre facette de votre conjoint, celle où l’autre est papa ou maman. Les couples que je reçois me disent souvent : « il/elle n’est pas pareil les semaines avec enfants ou sans enfants ! » C’est comme si cela révélait une autre personnalité. À vous de voir si vous voulez connaître votre moitié à 100% ou si ce que vous percevez de lui/ elle en tant que parent est déjà suffisant à vos yeux.

Le conseil de la coach : Il n’y a pas de situations parfaites. Chacun est libre d’agir au mieux pour soi et ses enfants. Il faut trouver son équilibre de famille.


D’autres sautent le pas. Mais parfois la cohabitation est difficile et certains ne souhaitent plus continuer à vivre ensemble… De votre expérience, est-ce que c’est fréquent pour les familles recomposées ?

Estelle : Il est vrai que j’ai déjà vu en coaching des familles pour lesquelles la cohabitation se
passe moins bien. Ce que je constate ? Beaucoup oublient souvent de prendre l’autre personne ou les enfants comme ils sont. Ils restent dans un schéma d’éducation établie, dans le souvenir du confort qu’ils ont réussi à établir après la séparation. Ils ont du mal à retrouver de nouvelles habitudes. Or il faut du temps pour que chacun prenne ses marques. Et malheureusement, je constate souvent que la communication et l’écoute font défaut dans le couple. Même si on a l’impression de tout se dire ! C’est ce que je travaille le plus lors des séances et c’est fou le nombre de situations qui se débloquent après s’être VRAIMENT tout dit.
Parce que souvent, nous passons certaines choses sous silence pour des raisons très différentes.

La majorité des personnes pensent que ce qu’elles ont à dire est évident parce qu’elles supposent que le partenaire doit le savoir ou penser les mêmes choses. Cela concerne souvent leurs propres limites. Un exemple commun ?
– « Ton fils m’a fait une réflexion à table que je n’ai pas appréciée et tu n’as rien dis… »
– « Je n’ai rien dit car pour moi c’était pour rire, je ne vois pas où est le mal. Pourquoi tu ne m’en as pas parlé avant »
– « Car je pensais que tu allais réagir et que cela paraissait évident qu’il est allé trop loin »

Certains couples, eux, n’évoquent simplement jamais ensemble la nouvelle parentalité et le rôle du beau-parent.
– « Je ne comprends pas pourquoi tu ne passes pas plus de temps avec mes enfants. »
– « Je ne suis pas leur père, je n’ai pas envie de m’imposer et puis je pense qu’ils préfèrent être avec toi»
– « Je ne pense pas, je pense au contraire que vous devriez échanger davantage. Vous pourriez faire une activité cette après-midi ensemble. »
– « C’est vrai, je n’y avais pas pensé »

Pour certains couples, les habitudes de vie données aux enfants ne sont pas les mêmes et en se retrouvant sous le même toit cela peut faire des étincelles. Le couple préfère éviter d’en parler, pourtant avec le temps cela peut ternir les relations. Démonstration :
– « Je ne comprends pas pourquoi tes enfants laissent toujours trainer leurs affaires et que tu ranges à leur place. »
– « Tu sais, après la séparation j’ai pris l’habitude de le faire et cela ne me dérange pas »
– « Oui mais le temps que tu passes à le faire, c’est du temps en moins pour nous, je pense qu’il faudrait qu’ils prennent conscience de cela »
« Je n’avais pas vu cela sous cet angle »

Bien souvent, ils pensent que cela va préserver leur couple de garder pour eux ce qu’ils ont à dire. Personne ne veut passer pour le méchant, le râleur. Ils se disent qu’ils vont pouvoir faire avec et qu’avec le temps ça s’arrangera. C’est une erreur car souvent c’est un poison qui peut créer la rupture de la famille recomposée. Au final personne ne trouvera sa réelle place.

Le conseil de la coach : Dites-vous que toutes les configurations sont possibles. Un couple qui s’aime très fort peut prendre la décision de ne plus vivre sous le même toit. Là encore, si le couple a le même désir et qu’il y a un équilibre dans la prise de décision, cela se passera bien. Cela donnera même un second souffle au couple. Personnellement, je n’ai pas eu de couples à coacher après leur décision du « chacun chez soi ».


Souvent, quand les difficultés viennent des enfants, on part avec l’idée de tenir jusqu’à ce qu’ils soient grands avant d’habiter ensemble : est-ce réaliste ? Est-ce « céder » aux enfants ? Se sacrifier ?

Estelle : Quand les difficultés viennent des enfants, il faut déjà comprendre pourquoi. S’adapter à leur réaction est une preuve d’intelligence. Avec la maturité de l’adulte, le recul, l’expérience, on peut parvenir à prendre les enfants comme ils sont et à écouter en priorité leurs besoins pour les comprendre. Dans ce cas, ce ne sera pas vécu comme un sacrifice que de revoir sa copie, que cela prenne plus de temps au couple pour se retrouver sous le même toit.
Mais d’un autre côté, le couple peut se sentir frustré car leurs projets à deux sont freinés. Ils pensaient que ce serait plus facile, plus rapide. Cela peut générer donc des tensions entre eux, jusqu’à ce que la colère et la frustration prennent le dessus.

Le conseil de la coach : « N’oubliez pas que vous vous êtes rencontrés et que vous vous aimez. Que vous décidiez ou non de vivre ensemble, ce sera votre choix. Les enfants eux, n’auront jamais ce choix, et ils pourront ne pas accepter les conséquences du choix de leurs parents. Ne pas respecter leurs ressentis, leur imposer vos décisions pourrait bien accentuer leur rejet… de la vie commune, de votre partenaire, de ses enfants éventuellement.
J’ai mentionné les étapes de l’acceptation dans un précédent article « Mes beaux-enfants me rejettent, que faire? « . Je vous invite à le lire. Vous comprendrez que c’est étape par étape que vous arriverez à construire votre famille recomposée. Et que le bon moment peut-être plus tard. Car ce qui est vrai aujourd’hui n’est pas vrai demain. Il faut être résiliant sans abandonner vos projets et toujours y croire. Ne soyez pas fataliste en pensant : »On n’y arrivera jamais ». Voyez-y plutôt l’occasion de consolider votre couple. Au moment opportun, vous sentirez que vous pourrez franchir le cap de vivre sous le même toit… et peut-être bien avant que les enfants soient grands !

Si on ne veut plus de cette vie recomposée, il est souvent difficile d’en parler, de l’annoncer à son ou sa partenaire. Comment faire ?

Estelle : Il est important de comprendre pourquoi vous ne voulez plus de cette famille recomposée. Est-ce par manque d’amour ? Est-ce lié à un manque de soutien de votre partenaire face à des difficultés du quotidien ? Est-ce lié à vos enfants, aux siens ? Avant de pouvoir en parler à votre partenaire, il faut déjà être au clair avec soi-même. La communication n’en sera que plus facile.

Le conseil de la coach : ces situations nécessitent parfois d’être aidé. Je vois des personnes en coaching qui développent souvent des sentiments de culpabilité et d’échec. Elles n’arrivent pas à prendre du recul face à la situation. Or il est pourtant préférable d’analyser et de comprendre avant de pouvoir s’expliquer. L’intervention d’une tierce personne neutre peut être salvatrice.


Le couple peut-il se remettre de cette décision de ne plus vivre ensemble ? Comment surmonter ce qui risque d’être vécu comme un échec ?

Estelle : Si le couple est d’accord, la situation se passera bien. Si la décision vient plus d’une plus d’une personne que de l’autre, le couple risquera davantage d’être fragilisé. L’un en voudra à l’autre, ou l’un se sentira coupable du non fonctionnement familial.Le couple apparente souvent la séparation à l’échec. L’échec de ne pas avoir su construire une vie de famille « papa / maman et les enfants ». Lors d’une deuxième séparation, les anciens démons ressurgissent. L’important est de savoir pourquoi vous revivez ce que vous assimilez à l’échec. Est-ce pour les mêmes raisons ? Est-ce que c’est une histoire qui se répète ? Une impression de déjà-vécu ? Pourquoi est-ce un échec ?
Les personnes culpabilisent souvent en se disant qu’elles n’y arriveront jamais, qu’elles ne sont pas faites pour vivre avec quelqu’un. « Si cela n’a pas fonctionné avec lui, cela ne fonctionnera jamais avec d’autres », me confiait encore récemment une coachée. Mais il y a de multiples raisons pour qu’une famille recomposée ne fonctionne pas. Il faut comprendre pourquoi la vôtre n’a pas fonctionné. C’était peut-être tout simplement trop tôt et que cet essai n’était pas concluant. Cela ne veut pas dire que dans quelques temps vous ne pourrez pas réessayer ensemble.

Le conseil de la coach : Chaque couple, chaque histoire est unique. Mais d’une manière générale, je dirais qu’il faut autant que possible rester honnête avec l’autre et s’aménager du temps ensemble pour mieux repartir. Donnez-vous du temps et une seconde chance. On est parfois un peu trop pressés, surtout quand il s’agit de « deuxièmes histoires », d’une deuxième famille. Je terminerais par cette phrase à méditer : 

« Et si prendre le temps c’est justement ne pas perdre son temps. »

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Quel est mon rôle de beaux parents dans ma famille recomposée ?

* Qu’est ce qu’une famille recomposée ?

Après une séparation, un divorce ou même un deuil, il est difficile de se reconstruire. Cela peut prendre beaucoup de temps.

Pour chaque personne, il est primordial de retrouver une stabilité émotionnelle. Cela vous permettra de reconstruire un nouveau chapitre de votre vie sur de bonnes bases.

 

Suivant les histoires et les âges de chacun, il est normal de rencontrer des personnes ayant déjà un vécu et des enfants. Selon l’Institut National d’Études Démographiques, « L’âge moyen de séparation diffère selon le type d’union. En moyenne, les personnes en union libre qui se séparent ont 34 ans. Celles qui dissolvent leur PACS ont 33 ans et les personnes qui divorcent ont en moyenne 43 ans.» 

 

Ce constat fait, vous comprendrez que vous serez certainement amené à devenir belle-mère ou beau-père dans une deuxième vie amoureuse. Une fois la stabilité amoureuse trouvée avec votre double, il viendra la décision de la famille recomposée

 

Il y a 2 types de familles recomposées : 

  • Celles dont le couple n’a pas d’enfants en commun. Il y a cependant des enfants de précédentes unions.
  • Celles qui envisageront d’avoir des enfants en commun.


Dans les 2 cas, il y aura beaucoup de paramètres à gérer. Cela peut être effrayant pour certain.e.s. C’est normal de se poser des questions comme : Comment devenir beaux-parents ? Suis-je prêt à devenir belle-mère ou beau-père ? suis-je prêt.e à ce que mon conjoint intervienne avec mes enfants? Pour ma famille recomposée, quand s’installer ensemble ?

 
* Comment construire son rôle de beau-père ou belle-mère ? 

Intervenir auprès de ses beaux enfants n’est pas une chose évidente.

Vous pourriez vous dire qu’être parent pourrait vous aider et que ce n’est pas plus compliqué ?! C’est quand même différent puisque la question de la légitimité vient à se poser. 

 

Dites-vous qu’on ne naît pas beau parent, on le devient ! 

Après tout, personne ne se lance dans la vie et ne fait des enfants dans l’optique d’un jour se séparer et être beau parent !

 

Cela peut paraitre évident mais si vous le pensez fréquemment cela vous enlèvera une sacrée pression. Si on le devient : on a le droit à l’erreur, de revenir en arrière, de recommencer, d’essayer encore… 

 

Lors d'une reconstruction familiale, il y a beaucoup de paramètres familiaux à gérer. Il faut tenir compte du vécu de chacun, de l'âge, des attentes familiales, des caractères...

C’est pourquoi le rôle de beaux parents finalement doit se construire petit à petit.

Voici 3 conseils sur le rôle de beaux parents

 

1- Dans une nouvelle sphère familiale, il faut comprendre le rôle de chacun, et voir la place que vous pourriez vous créer. J’insiste sur le mot “créer” car il n’y a pas de place à “prendre”.

 

2- Les enfants n’ont pas besoin d’un deuxième père ou mère. Votre rôle sera forcément différent avec tout le respect qu’ils vous doivent. 

 

3- La communication et la solidarité dans le couple doivent être primordiales. Chacun doit dire à l’autre ses attentes sur cette nouvelle vie familiale. L’un doit épauler l’autre dans une prise de décision. Il faut avoir les mêmes objectifs de vies pour éviter de trop grosses tensions.

 

* Les enfants restent la priorité pour une famille recomposée heureuse.

 

Les enfants ont connu une souffrance lors de la séparation. Si les adultes ont réussi à se reconstruire tant bien que mal et refaire leurs vies amoureuses, les enfants n’en sont pas au même stade. Il leurs faut plus de temps, il faut le respecter. 

Dans de nombreux cas, un enfant souhaitera pendant longtemps que ses 2 parents reviennent ensemble. Il faut accepter les réflexions ou réactions à ce sujet sans s’offusquer. C’est vous l’adulte, avec votre recul et votre force de l’âge. Les enfants sont plus vulnérables et agissent souvent sans filtre. Ils ne maitrisent pas leurs réactions face à leurs émotions. De temps en temps, ils veulent aussi provoquer et tester les réactions de leur entourage. C'est un moyen pour eux d'attirer l'attention.

 

Bien sûr les schémas familiaux sont si différents les uns les autres que cela peut vous faire écho ou non. Les enfants restent malgré tout, au centre de cette nouvelle sphère familiale avec vos règles de vie à respecter. Dans tous les cas pour une famille recomposée heureuse, le temps est votre meilleur allié. 


Comme je l’évoque dans une de mes premières pistes de réflexion sur le changement, c’est pas à pas qu’il faut amorcer le changement et accepter d’avancer petit à petit. Un coach familial vous accompagnera dans votre cheminement pour une famille recomposée heureuse
Nous pouvons évoquer votre situation et faire un point ensemble si vous le désirez.

(Piste de réflexion JE développement, le 21.04)

Pourquoi favoriser la communication avec ses enfants après une séparation ? 

alt:"communication avec ses enfants, communication difficile après une séparation."

La communication avec ses enfants est une partie importante de la parentalité. Les parents doivent être en mesure de communiquer efficacement avec leurs enfants. Cela les aide à se développer et à grandir de manière saine. 
 

Comment les enfants perçoivent-ils la séparation ? 

 
Bien souvent les enfants ne comprennent pas les raisons d'une séparation. Pour les protéger les parents se gardent de tout expliquer. Ce sont des histoires d'adultes et de couples. Il y a donc beaucoup de non-dit. Cela peut susciter de l'incompréhension, de la colère, de la frustration, de la confusion. Ils peuvent aussi se persuader de mauvaises choses.

Même si on ne peut pas tout leur dire, il faut en revanche les écouter et qu’ils fassent part de leurs émotions. Il faut qu’ils arrivent à exprimer ce qu’ils ressentent. Il faut les rassurer sur leurs appréhensions. 
Ils vont percevoir cette nouvelle situation comme bancale. En effet, le schéma de vie familiale qu'ils ont connu jusque-là est rompu. 
C’est comme si vous enleviez un pied d’une chaise. Cette nouvelle situation peut leur faire peur. Il faudra leur expliquer qu’une chaise peut avoir trois pieds. Si vous repositionnez correctement ces 3 pieds alors la chaise revient en équilibre. Sa stabilité sera retrouvée. 
Vous comprendrez l'importance de recréer une unité familiale avant toute chose. Cette étape, suivant les individus peut prendre du temps. 

Ce besoin de stabilité fait partie des besoins primaires. Vous avez peut-être entendu parler de la pyramide de Maslow. Après les besoins physiologiques, il y a le besoin de sécurité. Cette sécurité c'est à vous de leurs apporter. Cette sécurité passe par la communication. 
 

Conseils pour favoriser la communication après une séparation : 

 
La communication avec ses enfants est bien sûr importante que l’on soit séparé ou non. Les conseils qui suivent sont applicables à tous. Quand on a subi une souffrance, on est plus fragilisé. C'est pourquoi dans les situations de séparation, il faut redoubler de vigilance.
Voici les 5 conseils pour favoriser la communication et ouvrir au dialogue : 
 

1. Prenez le temps d'écouter vos enfants sans les interrompre. Cela leur montre que vous les respectez et que leur opinion est importante. 

 

2. Encouragez vos enfants à partager leurs pensées et leurs sentiments en posant des questions ouvertes. Cela peut aider à établir une communication plus profonde et les aider à se livrer. 

 

3. Évitez de critiquer ou de juger les ressentis de vos enfants. Essayez de les comprendre en gardant en tête qu’ils n’ont pas votre recul. 


4. Soyez honnête avec vos enfants, même si cela peut être difficile. Cela les aidera à vous faire confiance et à vous respecter. 

 

5. Soyez patient avec vos enfants. Ils peuvent avoir des difficultés à communiquer ou à exprimer leurs sentiments. Ils doivent trouver leurs propres mots. 

 

Comment faire quand la communication n’est pas innée ? 

 
Les enfants peuvent se créer des blocages. Par respect pour le deuxième parent, ils n’oseront pas dire ce qu’ils ont sur le cœur. Ils ne veulent pas blesser et comme ils n’ont pas toutes les informations, ils iront à tâtons. Les enfants sont de vraies éponges. Ils ressentent votre tristesse, votre colère, vos incertitudes. Par instinct, ils ne vont pas vouloir « enfoncer le clou » pour vous préserver.
 
Dans certaines situations, leurs réflexions et leurs sentiments peuvent vous renvoyer à vos craintes. Il est difficile alors de les écouter complètement. Si vous-même n’êtes pas très bavard.e en temps normal, la communication n’est donc pas forcement innée. Vous aurez du mal à instaurer un dialogue. Si déjà vous arrivez à appliquer un des cinq conseils, c'est déjà une victoire. Ce sera peut être plus que tout ce que vous avez entrepris jusqu'alors.

Si la communication vous fait défaut, nous pouvons la travailler ensemble. Avec des outils spécifiques, je vous donnerai les clefs pour débloquer les freins que vous vous êtes construits.

Améliorer votre communication avec vos enfants vous aidera à renforcer votre relation avec eux. Vous serez sur la voie de l'équilibre et la sérénité parentale. 

(Piste de réflexion JE développement, le 05.05)

 Comment se reconstruire après une rupture ? 

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La pyramide de Maslow décrit bien les besoins d’un individu. Tant que l’un des besoins n’est pas complété, assouvi, il est difficile de passer à l’autre et d’arriver en haut de la pyramide. 

J’ai réfléchi à une pyramide qui serait plutôt basée sur les étapes d’une reconstruction après une rupture. Tant que ces étapes ne sont pas passées, il est difficile d’arriver à un équilibre de vie.

J’évoque ici un équilibre de vie dans le cadre d’une famille recomposée. Vous pouvez bien entendu arriver à un équilibre de vie seul.e avec vos enfants et sans compagnon de route. 


Après une séparation, chacun essaye de prendre les meilleures décisions à l’instant T. On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, parfois avec de lourds bagages à transporter. Suivant les coachings que j’ai pu réaliser, j’ai constaté que si certaines étapes n’étaient pas passées, il y avait de fortes probabilités que des tensions apparaissent rapidement entre le couple et les enfants.
C’est dans ce sens que j’ai pensé cette pyramide avec les 5 étapes pour se reconstruire après une rupture

  • Être au clair avec ses émotions

Après une séparation et avant de pouvoir passer à autre chose, il faudra pouvoir digérer sa précédente histoire. Que vous soyez à l’origine de la rupture ou que vous la subissiez, il faut que vous soyez libéré du poids de vos émotions quelles qu’elles soient : tristesse, colère, soulagement, stress… C’est la phase d’acceptation. Lors d’une séparation, la personne qui quitte a déjà muri sa réflexion en amont et avant la personne quittée. C’est pourquoi les partenaires n’en sont pas au même stade. Pour un deuil, il y a également cette phase d’acceptation à avoir. Suivant chaque personne, le processus peut être plus ou moins long. 

  • Recréer une unité familiale: 

En consultant mes précédents articles, vous vous apercevrez que je parle souvent de reconstruire une unité avec ses enfants. Les repères des- uns et des- autres ont changé. En plus de vous concentrer sur votre propre reconstruction, il faudra veiller à consolider ce nouveau schéma familial avec une personne en moins. Vous êtes en garde alternée ? Il faudra prendre de nouvelles habitudes de vie. Les semaines avec enfants sont tout aussi importantes que les semaines sans enfants. Cela vous permettra à chaque fois de vous centrer sur l’essentiel et sur vos priorités. 

  • Scinder sa vie amoureuse de sa vie parentale:

Dans le cadre d’une nouvelle rencontre et dans l’excitation de ces bons moments retrouvés, il peut arriver que les présentations du nouveau.velle partenaire se fassent rapidement avec les enfants. Il peut y avoir plusieurs raisons. Vous vous dites que finalement vos enfants sont petits ou au contraire très grands. Cela va rassurer les enfants de vous voir à nouveau avec une personne. Vous n’aimez pas être seul.e … Vous voulez rapidement retrouver l’équilibre familial… Il se peut dans ces cas-là que vos enfants fassent un rejet du partenaire. Cela vous prendra beaucoup de temps pour aplanir les choses avec eux. Les enfants n’ont pas la même perception du temps que les adultes. Il vaut mieux que vous construisiez tranquillement votre nouvelle vie amoureuse. Profitez de ces moments rien que pour vous. Reconstruisez-vous personnellement en tant que Femme ou Homme avant de penser à la parentalité. 

 

  • Reconstruire peu à peu sa nouvelle vie: 

Une fois que vous serez sûr.e et que votre partenaire sera d’accord, vous pourrez commencer à parler à vos enfants. Il faudra susciter l’envie chez les enfants de découvrir cette nouvelle personne. Vous pouvez l’évoquer assez subtilement dans un premier temps. Laissez vos enfants vous poser des questions. Si c’est eux qui les posent, ils ne seront pas surpris par vos réponses. Soyez honnête à chaque question. Ils peuvent être très curieux. Même les enfants en bas-âge comprennent. Parlez-leur de votre rencontre avec des mots simples. Vous connaissez parfaitement vos enfants, vous trouverez les mots justes pour chacun. S’ils n’acceptent pas votre rencontre, posez-leur des questions sur leurs craintes et rassurez-les. Ainsi quand le moment viendra, vous pourrez faire les présentations et reconstruire votre nouvelle vie ensemble. Le temps est votre meilleur allié. Ne précipitez rien, ce ne sera que plus simple par la suite. 

  • Équilibre de vie:

Vous avez réussi à franchir toutes les étapes. Il peut toujours y avoir des hauts et des bas. Il y a beaucoup d’aléas dans le cas d’une famille recomposée. Malgré cela, vous trouvez que vous avez réussi votre pari et vous vous sentez bien, vous avez réussi votre vie de famille recomposée heureuse.

L’équilibre est cependant fragile. Il faut veiller à la stabilité à chaque instant. Le bonheur se cultive au quotidien. Rien n’est acquis complètement mais vous avez les clefs pour y arriver. 

Ces étapes sont importantes. Elles restent ma façon de voir les choses et ce que j’ai pu voir à travers les coachings en famille recomposée. Si vous n’arrivez pas à passer des paliers et que vous ne trouvez pas les clefs, l’énergie pour le faire, nous pouvons faire le point ensemble. 

Je vous accompagnerai à prendre du recul pour vous faire comprendre ce qui vous bloque et pour avancer vers le chemin de la sérénité. 

(Piste de réflexion JE développement, le 06/07/23)